Candidater en interne : ce qu’il faut faire et ne pas faire

Vous avez vu une offre d’emploi pour un poste dans votre entreprise et hésitez à postuler en interne ? Après vous être assuré que l’offre en vaut la peine, prenez le temps de choyer votre candidature et de respecter les étapes de ce processus de recrutement particulier.

Внутреннее применение: что делать и что не делать

Dans la majorité de cas, une offre d’emploi vise des candidats externes mais si le poste vous intéresse et que vous travaillez déjà dans l’entreprise, ne sous-estimez pas la valeur ajoutée de votre candidature. Le processus de recrutement à toutes les chances d’aboutir, pour peu que vous respectiez quelques points clefs.

Soyez certain de votre décision

Candidater en interne n’est pas anodin. Selon l’entreprise, cela peut être plus ou moins bien perçu. Assurez-vous que la pratique soit usuelle dans votre société. Vous devez également être certain que le poste correspond parfaitement à vos attentes, et que vous avez l’étoffe pour réussir. Recueillez le maximum d’informations sur les missions de l’offre auprès de vos collègues ou de la personne en poste. Renseignez-vous sur la dynamique du service, sur les perspectives et les stratégies de développement des dirigeants.

CV et lettre de motivation incontournables

Le fait de travailler dans l’entreprise ne dispense pas d’une candidature en bonne et due forme. Sauf cas contraire, vous devrez fournir un dossier de candidature complet avec CV et lettre de motivation. Afin de mettre toutes les chances de votre côté, informez-vous auprès du service des ressources humaines sur la façon dont se déroule une candidature interne. Dans votre dossier, pensez à indiquer dans quel service vous vous trouvez actuellement. Développez vos tâches au quotidien, votre rôle au sein de l’entreprise et les raisons de votre candidature.

Ton formel ou approche amicale ?

Vous intégrez un processus de recrutement officiel, en concurrence avec des candidats. Adoptez donc un ton formel, comme si vous ne connaissiez pas le responsable du recrutement. Si vous entretenez des rapports cordiaux et amicaux avec les responsable RH et que l’approche formelle vous semble inadaptée, allégez le style tout en veillant à rester professionnel.

Informez votre N+1

Soyez franc avec votre supérieur hiérarchique et informez-le de votre démarche. Cela évitera qu’il l’apprenne d’une autre source. Par ailleurs, si vous êtes en bon termes et que votre travail est reconnu, ce dernier pourra vous appuyer dans votre dossier.

Obtenez les meilleures recommandations

Pensez à votre réseau et impliquez les collaborateurs clés en obtenant des recommandations. Si vous avez énoncé vos projets d’évolution professionnelle lors de l’entretien annuel ou l’entretien professionnel, les responsables RH pourront également le mentionner.

Gardez vos collègues à distance

Que l’entente soit juste cordiale, amicale ou inexistante, il est préférable de ne pas inclure vos relations professionnelles dans le processus de recrutement : vos collègues n’ont pas besoin d’en être informés. Dans le cas où vous souhaiteriez partager votre démarche avec quelqu’un, assurez-vous de la confiance de cette personne.

Préparez-vous comme pour un entretien externe

Anticipez les questions et structurez votre argumentation pour démontrer la valeur ajoutée de votre profil. Attention : être motivé pour évoluer ne doit pas vous conduire à critiquer ou dénigrer votre poste actuel. Vous resterez dans l’entreprise, quelle que soit l’issue de l’entretien…

Un refus n’est pas irrémédiable

En cas de refus, ne le prenez pas personnellement. Déjà en poste dans l’entreprise, vous conservez votre place et pourrez facilement demander à connaitre les motifs de la décision. Acceptez les remarques et prenez les critiques comme une occasion de parfaire votre future candidature. L’échec ne doit en aucun cas être prétexte à critiquer la hiérarchie ou à se plaindre auprès des équipes. Une telle réaction serait délétère pour l’ensemble du service. Considérez cette expérience comme utile pour l’avenir. Vos managers ont une nouvelle image de vous : celle d’un salarié prêt à sortir de sa zone de confort pour participer aux challenges de l’entreprise.